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Le Silence

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Le Silence
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– Suite à mon billet Paroles Paroles Paroles du 14 Septembre.

Si vous avez remarqué mes périodes d’absence sur ce blog, il se pourrait que vous vous demandiez si je manque d’inspiration … neni, seulement, entre toutes mes occupations, je manque de temps pour « pondre » mes billets …
J’ai mis en scène les Indiens dans un de mes premiers billets, mais ils étaient alors en guerre, ici ils vont vous parler du silence et de leur rite sacré : le Calumet de la Paix

Voici donc quelques textes Indiens pour méditer sur Le Silence – il va de pair avec la réflexion, la méditation, la spiritualité, etc… l’esprit a besoin de silence pour trier, analyser, comprendre, assimiler. Il est nécessaire aussi de rester de marbre devant certaines situations trop complexe pour que l’on puisse intervenir efficacement.

–   J’ai étayé ce billet de deux textes empruntés à des blogs amis (évidemment !).

Le silence est l’équilibre absolu du corps, de l’esprit et de l’âme.
L’homme qui préserve l’unité de son être reste à jamais calme et inébranlable devant les tempêtes de l’existence
– pas une feuille qui bouge sur l’arbre,
– pas une ride à la surface étincelante du lac
– voilà, aux yeux du sage illettré, l’attitude idéale et la meilleure conduite de vie.
Si vous lui demandez :
« Qu’est-ce que le silence? »
il répondra :
« C’est le Grand Mystère! »
« Le silence sacré est Sa Voix ! »
Si vous lui demandez:
« Quels sont les fruits du silence? »

il dira:
« C’est la maîtrise de soi, le courage vrai ou l’endurance, la patience,
la dignité et le respect. Le silence est la pierre d’angle du caractère. »

« Ohiyesa » écrivain indien contemporain

Merci à Othana – « Dance avec les Loups » – à qui j’ai emprunté ce texte : http://dance-with-wolves.spaces.live.com/

Le Calumet : – Par Oldgaffer – Claude Grellet

Il s’agit d’une des rites les plus forts symboliquement parlant qu’on puisse trouver. Le calumet porte 4 plumes qui indiquent les points cardinaux et sa fumée monte au ciel, reprenant le même symbolisme que le parfum ou l’encens.

Le calumet est une croix à six branches donnant toutes les directions de l’espace, la fumée par son ascension donnant le chemin à suivre. Elle participe du symbolisme de la croix qui dépasse largement le cadre chrétien. Lire à ce sujet « Elan noir parle », mémoires d’un Sioux Oglala compagnon de Crazy Horse qui a voulu transmettre les traditions orales de son peuple avant qu’elles ne se perdent dans le matérialisme moderne.

De mémoire Indienne Tahca Ushte (1903 – 1977)

« Je fus soudain convaincu que si je mêlais mon haleine à la fumée sacrée, je l’unirais à l’haleine de toute créature vivante sur cette terre, et que la lueur de la braise était le feu sacré du Grand Esprit.
Ce même feu qui est dans le soleil, je sus que dans le calumet toutes les parcelles de la nature se fondaient en une, devenaient une. La pensée me vint que si un jour je parvenais à comprendre la signification du calumet, avec les symboles qui s’y cachent, alors seulement je saurai ce que signifie : être un Indien, ce que signifie
« être soi-même ».

Terre Humaine (Plon) Tahca Ushte (Cerf Boiteux)

« Les carrières du Minnesota sont le seul endroit au monde où l’on puisse trouver cette pierre * sacrée. On en a fait maintenant un site historique, mais nous, Indiens, sommes autorisés à nous y rendre et à creuser la roche rouge avec laquelle nous faisons le fourneau du calumet.

Ces carrières sont au coeur de l’ancien pays des Sioux. Nos tribus orientales Wahpeton (Ceux qui habitent parmi les feuilles), Sisseton (Ceux des marais), Wahpekute (Ceux qui tirent parmi les feuilles) ont possédé cette terre jusqu’en 1851, où elles ont été contraintes de les céder aux Blancs. Mais nous avons passé un traité d’après lequel nous pouvons toujours y aller pour nous procurer la pierre sacrée.

À nos yeux, le calumet est comme une bible ouverte. Aux Blancs il faut l’abri d’une église, un prêcheur et un orgue pour être en humeur de prier. Pour nous Indiens, il n’y a que le calumet, la terre sur laquelle nous nous tenons assis et l’immensité du ciel. L’Esprit réside quelque part. Cette fumée du calumet s’élève droit vers le monde de l’Esprit. Mais il s’agit d’une force qui agit dans les deux sens. Le pouvoir descend en vous avec la fumée, par le tuyau du calumet. »

* Le fourneau doit résister à la température de combustion du tabac ; il est fait de pierre, de préférence noire ou stéatite, mais surtout d’une pierre tendre et rouge : la catlinite (du nom du célèbre peintre des Indiens du XIXe siècle, George CATLIN). Les peuples de langues sioux ont des légendes à peu près concordantes pour expliquer le prestige de ce minéral, dont la couleur est due à une forte concentration d’oxyde de fer, qui ne se trouve que dans le Minnesota, à la carrière connue actuellement sous le nom de Pipestone (sud-ouest du Minnesota).

Et si vous vous posez des questions au sujet du tabagisme, lisez :
Humeur fumeuse chez Oldgaffer – son billet du 18 mars 2006

http://oldgaffer.canalblog.com/

Quelques liens sur les Amérindiens : http://perso.orange.fr/aetius/Liens1.htm#A


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Madame Papillon – Poésie – Légendes

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« Écrire est un grand amour. L’amour est le cycle de la parole. » H. Aquin

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« Ecrire est un acte d’amour. S’il ne l’est pas, il n’est qu’écriture. » J. Cocteau

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« Papillon, ce billet doux plié cherche une adresse de fleur. » J. Renard

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« Naître avec le printemps, mourir avec les roses :
– Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur ;
– Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
– S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur; – …
– Voilà du papillon le destin enchanté.
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté! »
A. de Lamartine

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« Les papillons ne sont que des fleurs envolées un jour de fête où la nature était en veine d’invention et de fécondité. » G. Sand

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« Les papillons se meurent et notre âme avec eux. » G Rudy Alzberger

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l’Azuré du Baguenaudier

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Madame Papillon

Je vous ai vue il y a une semaine.
Avec votre amant,
Vous voici de retour,
Vols en tandem
Et tangentes hélicoïdales :
Tant de fois
Vous êtes revenue heureuse !

« Il existe parmi les légendes celle des amants papillons.
Ils s’aimaient tant que même dans la mort leurs cœurs restèrent liés fidèlement l’un à l’autre.

En l’honneur de leur mutuelle affection,
les dieux les changèrent en papillons
et leurs permirent de demeurer ensemble de réincarnations en réincarnations. »
Source : Le Tao au jour le jour

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La photo du papillon -ci-dessus- vous présente le plus grand des « Petits Bleus » :
l’Azuré du Baguenaudier, fascinant joyau ailé (au Maroc : Iolana debilitata).
Lien pour lire cet article en ligne sur Télé botanica
ici

« Photo  » chanceuse  » d’un mâle puisant le nectar sur une inflorescence de la plante nourricière de sa chenille, Djebel Lekst, Anti-Atlas occidental, mai 2001.
La raréfaction (cinq localités de présence !) de ce fragile monophage se décline avec l’éradication de sa noble plante nourricière, légumineuse arborescente qui ne résiste pas à la dent chaque fois plus longue du bétail. Connu de la région d’Oujda et du Haut Atlas méridional, sa toute récente découverte dans les montagnes de Tafraoute (Anti-Atlas occidental) fit du bruit dans le Landerneau entomologique. Comme Cupido lorquinii, la larve de ce Lycène myrmécophile est soignée par des Fourmis. « 

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Ce billet en hommage aux papillons aura une suite concernant la protection de la nature.
Il m’a été inspiré par Oldgaffer qui vient de publier un très joli texte intitulé « Le Papillon Bleu. »

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La légende amérindienne des papillons !

Comment les papillons apprirent à voler.

Extrait de « La Roue de Medecine »
de Sun et Wabun Bear
NOTE :
Les enseignements traditionnels des amérindiens
passaient jadis par des légendes comme celle-la
que les anciens du village racontaient
autour du feu le soir de pleine lune.
Les enfants adoraient les écouter.

Quand la Terre était jeune, aucun papillon ne volait ça et là dans les airs et n’illuminait les jours de printemps et d’été de leurs ailes portant les couleurs de l’arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui furent les ancêtres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils ne savaient que ramper par terre. Ces reptiles étaient magnifiques, mais le plus souvent les humains, lorsqu’ils se déplaçaient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur beauté.
En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s’appelait Fleur de Printemps et qui était une joie pour tous ceux qui la connaissaient. Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses mains étaient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui étaient atteints de fièvre ou de brûlures. Elle posait ses mains sur eux et la fièvre aussitôt quittait leur corps. Quand elle atteignit l’âge adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, grâce à la vision qu’elle avait reçue, elle devint capable de guérir les gens de la plupart des maladies qui existaient alors. Dans sa vision, d’étranges et belles créatures volantes étaient venues à elle et lui avaient donné le pouvoir de l’arc-en-ciel qu’ils portaient avec eux. Chaque couleur de l’arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de guérison que ces êtres volants lui révélèrent. Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait capable de guérir et qu’au moment de sa mort elle libérerait dans les airs des pouvoirs de guérison qui resteraient pour toujours avec les hommes. Dans sa vision, il lui fut donné un nom : Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel.
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Tandis qu’elle avançait en âge, Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel continuait son travail de guérisseuse et dispensait sa gentillesse à tous ceux qu’elle rencontrait. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit pour mari. Ils eurent ensemble deux enfants et les élevèrent pour qu’ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi certains pouvoirs de leurs parents et eux-mêmes devinrent plus tard des guérisseurs et des voyants. Tandis qu’elle vieillissait, le pouvoir de Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel grandit encore et tous ceux qui vivaient dans les environs de la région où elle habitait vinrent à elle avec leurs malades, lui demandant d’essayer de les guérir. Elle aidait ceux qu’elle pouvait aider. Mais l’effort de laisser passer en elle tout le pouvoir finit par l’épuiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout au long de sa vie, elle avait remarqué que des reptiles magnifiquement colorés venaient toujours près d’elle quand elle s’asseyait par terre. Ils venaient contre sa main et essayaient de se frotter contre elle. Parfois l’un deux rampait le long de son bras et se mettait près de son oreille.
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Un jour qu’elle se reposait, un de ces reptiles vint jusqu’à son oreille. Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque chose pour lui, car elle avait remarqué que lui et ses frères et soeurs lui avaient toujours rendu service. « Ma soeur, dit Celui qui rampait, mon peuple a toujours été là pendant que tu guérissais, t’assistant grâce aux couleurs de l’arc-en-ciel que nous portons sur le corps. A présent que tu vas passer au monde de l’esprit, nous ne savons comment continuer à apporter aux hommes la guérison de ces couleurs. Nous sommes liés à la terre et les gens regardent trop rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des belles couleurs qu’ils verraient. Nous pourrions voler autour de ceux qui auraient besoin d’être guéris et laisserions les pouvoirs de nos couleurs leur donner la guérison qu’ils peuvent accepter. Peux-tu nous aider à voler ? » Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel promit d’essayer. Elle parla de cette conversation à son mari et lui demanda si des messages pourraient lui venir dans ses rêves.
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Le matin suivant il se réveilla, excité par le rêve qu’il avait fait. Quand il toucha doucement Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel pour le lui raconter, elle ne répondit pas. Il s’assit pour la regarder de plus près et il vit que sa femme était passée au monde des esprits pendant la nuit. Pendant qu’il priait pour son âme et faisait des préparatifs pour son enterrement, le rêve qu’il avait eu lui revint en mémoire et cela le réconforta. Quand le moment fut venu de porter Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel à la tombe où elle serait enterrée, il regarda sur sa couche et, l’attendant, se trouvait le reptile qu’il pensait y trouver. Il le ramassa avec précaution et l’emporta.
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Tandis que l’on mettait le corps de sa femme en terre et qu’on s’apprêtait à le recouvrir, il entendit le reptile qui disait : « Mets-moi sur son épaule à présent. Quand la terre sera sur nous, mon corps aussi mourra, mais mon esprit se mêlera à l’esprit de celle qui fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons à voler de façon à ce que se poursuive le travail de ton épouse. Elle m’attend. Pose-moi à présent. » L’homme fit ce que le reptile lui avait dit et l’enterrement se poursuivit. Quand tous les autres furent partis, l’homme resta en arrière quelques instants. Il regarda la tombe, se souvenant de l’amour qu’il avait vécu. Soudain, de la tombe sortit en volant une créature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son épaule. « Ne sois pas triste, mon époux. A présent ma vision s’est totalement réalisée, et ceux que j’aiderai désormais à enseigner apporteront toujours aux autres la bonté du coeur, la guérison et le bonheur. Quand ton heure viendra de te transformer en esprit, je t’attendrai et te rejoindrai. » Quand l’homme changea de monde, quelques années plus tard, et fut enterré, ses enfants restèrent en arrière après que tous les autres s’en furent allés. Ils remarquèrent une de ces nouvelles créatures magnifiques qu’ils appelaient papillons, voletant près de la tombe. En quelques minutes un autre papillon d’égale beauté sorti en volant de la tombe de leur père, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils volèrent vers le Nord, le lieu du renouveau. Depuis ce temps-là les papillons sont toujours avec les hommes, éclairant l’air et leur vie de leur beauté.
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Si vous voulez que votre souhait se réalise, vous n’avez qu’à le souffler au papillon. N’ayant pas de voix, il ira porter votre souhait au ciel jusqu’au grand Manitou, où il sera exaucé.

Pour retrouvez d’autres légendes voyez ce site
Le symbolisme des animaux chez les Amérindiens ici
Le chamanisme est ici

La roue médecine amérindienne – Chemin d’éveil et de croissance personnelle :

La roue médecine est une représentation symbolique du monde.
Dans ce cercle s’inscrivent les quatre points cardinaux,
lesquels sont représentés par quatre couleurs différentes et associés aux quatre saisons,
aux quatre éléments, aux quatre âge de la vie et aux quatre états de l’être.
Au centre demeure l’énergie sacré.

Est – Printemps – Air – Enfance – Spirituel – Jaune
Sud – Eté – Feu – Adolescence – Émotionnel – Rouge
Ouest – Automne – Eau – Maturité – Physique – Noir
Nord – Hiver – Terre – Vieillesse – Mental – Blanc
Centre – Ancêtres – énergie sacré

Le centre est réparti en trois couleurs : vert (terre) bleu (ciel) orange (vie)
La pipe médecine est également présentée à l’est, au sud, à l’ouest, au nord, à la terre et au ciel,
puis quatre bouffées sont, non pas avalées, mais offertes aux ancêtres.

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