La Terre, ce Paradis qui n’est plus ! – Rimbaud

      Les Ours retrouvent leur terre.

    L’ourse Palouma, a quatre ans et pèse 83 kilos. Elle avait été capturée lundi soir en Slovénie. Palouma a subi des examens sanguins et un traitement antiparasitaire en injection musculaire. Anesthésié à la capture, l’animal a ensuite été transporté jusqu’en France dans un camion spécifique contenant une cage circulaire. Elle est maintenant pyrénéenne et à la recherche d’un père pour ses oursons.

    Burgalays, comme Arbas fait partie des quatre communes pyrénéennes volontaires pour accueillir cinq nouveaux ours, qui viendront renforcer une population de 14 à 18 bêtes. Arbas, enthousiaste, avait prénommé son ourse Palouma, en référence au massif de Paloumère dans lequel l’ourse devait être lâchée mardi soir et qui désigne aussi localement la colombe, symbole de paix.

    Bonne nuit aux ours et à ceux qui les défendent.

    Site : http://www.loup-ours-berger.org/

    Je suis inquiète : sommes nous digne du cadeau que l’on nous fait ?

    Ces ours ne sont pas accueillis à bras ouverts, ils se font exterminer, ils deviennent orphelins de la main de l’homme (Boutix) et comment se nourriront-ils ?  Y-a-t-il de quoi nourrir des ours dans les Pyrénées ?

    Je suis heureuse que les ours ne soient plus dans des fosses. Lorsque j’étais petite, je portais des tartines de miel à celui de Lyon, avez-vous connu la fosse aux Ours, quartier Guillotière, actuellement, de grands travaux se font à cet endroit, ils construisent un parking sous-terrain … Autrefois, c’était la fosse qui servait de rond point …

    Au final, je suis très triste, ces ours sont déportés, des immigrés et traités comme tels. L’accueil n’existe plus, la tolérance, l’acceptation, l’humanité, ont disparu !

    Voici ce que nous disent quelques autorités scientifiques :

    Dominique Bourg, directeur du Centre de recherches et d’études sur le développement durable à l’Université de Troyes – philosophe de formation, co-rédacteur de la Charte de l’Environnement désormais attachée à la Constitution française :

    "L’enjeu est tout à fait symbolique de la capacité de nos sociétés à cohabiter avec d’autres espèces. L’humanité ne peut-elle exister qu’à partir du moment où elle réduit toute autre forme de vie?" 

    "Sans nier les difficultés, réelles, que pose (la présence de l’ours dans une région pastorale comme les Pyrénées), celles-ci sont attachées au fait que nous avons atteint un degré d’artificialisation et d’extension de l’espèce humaine devenu extrême, contradictoire avec la perpétuation de la vie sauvage".

    Yves Paccalet, biologiste, botaniste et zoologue :

    "L’humanité veut-elle garder ou non la grande faune sauvage, encombrante et dangereuse, ou ses seuls commensaux, les rats, les cafards et les pigeons?" 

    "En Slovénie, en Sibérie, les conflits avec l’ours existent aussi. Comme ailleurs avec les tigres ou les éléphants. Mais pourquoi serait-ce bien ailleurs et mauvais chez nous? Certes, l’ours est potentiellement dangereux, mais l’animal qui tue le plus en France reste la voiture"

Jean-Pierre Raffin, naturaliste, fondateur de la chaire d’écologie de l’Université de Paris-VII Jussieu en 1970 

"Notre civilisation est-elle capable de cohabiter avec d’autres espèces qu’elle-même?"

"Le débat fut exactement le même en 1996-97, à l’arrivée des ours Melba (tuée un an plus tard par un chasseur), Pyros et Ziva", programme auquel avait participé Jean-Pierre Raffin. "Culturellement, on a perdu l’habitude de vivre avec les contraintes des prédateurs et il faudra une ou deux générations à la population pour réapprendre".
"Ici, déplore-t-il, les bergers ont transformé leurs chiens de garde en compagnons anthropisés. Et puis, refusant l’ours par principe, ils refusent aussi les mesures techniques de gardiennage".
"Leur rejet de l’ours reflète leur mal être", estime-t-il, de concert avec Jean-Jacques Blanchon, directeur des programmes de la Fondation Nicolas Hulot pour l’environnement.
"Les opposants à l’ours traduisent le désarroi d’une région qui voit l’ensemble de la société se mêler de la gestion de son territoire et d’élus qui n’ont rien à proposer pour faire vivre leur montagne".
"Les Pyrénéens qui acceptent l’ours sont conscients que l’animal appartient à leur culture et qu’ils ont une responsabilité à assumer: l’ours est le symbole de la conciliation entre le sauvage et la présence de l’homme".
"Revient-il à une société de décider de la présence ou non du vivant à ses côtés?"

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 « La sagesse de la terre est une complicité totale entre l’homme et son environnement. »   Pierre-Jakez Helias

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 « L’homme a besoin de se tromper lui-même : d’une part, il sauve une espèce qui a perdu sa capacité de survivre, d’autre part, il accélère la destruction de l’environnement qui lui permettait de subsister. Cultiver la sagesse en même temps que la force permet d’éliminer la violence et d’établir des relations plus constructives avec son environnement. L’écologie est aussi et surtout un problème culturel. Le respect de l’environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux. »   Nicolas Hulot

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Nécrologie :

XIXème siècle : à cause de la chasse, l’ours disparaît des Vosges, des Alpes et du Jura.

1900 : Les Pyrénées abritent 150 ours.
1961 : interdiction de sa chasse.
1992 : directive européenne "Habitats" (protection des espaces et des espèces).
1995 : Il n’y a plus que 4 mâles et 2 femelles dans les Pyrénées occidentales.
1996-1997 : Deux femelles et 1 mâle de Slovénie sont introduits dans le massif.
1997 : L’une de ces femelles, Melba, est tuée par un chasseur.
2001, 2002, 2003 et 2004 : la France est poursuivie en Justice pour irrespect de cette directive.
2004 – 1er Novembre : Cannelle, la dernière femelle des Pyrénées occidentales, est abattue.
2006 : Entre 14 et 18 ours sont présents dans toute la chaîne pyrénéenne.

Gérard ONESTA Député Vert européen, Vice Président du Parlement européen

Site : http://www.onesta.net/theme4-texte28.html
Site du tableau : http://www.euran.com/helenebelin.htm


L’ours, des expériences réussies en Italie, Autriche ou Espagne
AFP 01.05.2006 – 15:12
Il y a 3000 ans, l’aire de ours brun couvrait l’ensemble du continent européen.

http://www.msn.fr/news/sci/?id=060501131157.34i204vs.asp

Mais il n’y a pas que les ours qui soient mals vus …

Le lapin de garenne se raréfie, les chasseurs volent à son secours

http://www.msn.fr/news/sci/?id=060429105450.smglyevn.asp

…/… Toutefois, la restauration de populations de lapins à des fins cynégétiques "doit s’inscrire dans une réflexion conduite en partenariat avec agriculteurs et forestiers" car cet animal est susceptible de commettre d’importants dégâts aux cultures et plantations forestières, souligne cet établissement public, placé sous la double tutelle des ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture. …/…
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« Quand l’homme n’aura plus de place pour la nature, peut-être la nature n’aura t-elle plus de place pour l’homme. »

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« La nature n’est qu’un spectacle de bonté. »

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Après le déluge ;
Premier poème de "Illuminations" d’Arthur Rimbaud
Edition Poésie / Gallimard, Préface de René Char

Notes sur ce poème
Le poème se situe entre un regret et un espoir : après un clair déluge, la civilisation anéantit et dégrade toute espèce d’aspiration naturelle et primitive; il faudrait un nouveau déluge, issu des profondeurs, pour faire un monde neuf qui serait, en même temps, le monde originel retrouvé. A partir de cette idée indiscutable, on peut tout imaginer : vie intra utérine, ou bien évocation d’avant et après la Commune, etc.. Justes peut-être, ces interprétations sont toujours trop étroitement limitées; rien ne les justifie vraiment.
* Idée : le déluge figuré dans l’absolu
* Mazagrans : Café servi dans un grand verre et additionné d’alcool. L’image de cette boisson, dont le nom remonte à l’époque de la conquête d’Algérie, était assez répandue.

Après le déluge

    Aussitôt que l’idée* du Déluge se fut rassise,
    Un lièvre s’arrêta dans les sainfoins et les clochettes mouvantes, et dit sa prière à l’arc-en-ciel à travers la toile de l’araignée.
    Oh ! les pierres précieuses qui se cachaient, – les fleurs qui regardaient déjà.
    Dans la grande rue sale, les étals se dressèrent, et l’on tira les barques vers la mer étagée là-haut comme sur les gravures.
    Le sang coula, chez Barbe-Bleue, – aux abattoirs, – dans les cirques, où le sceau de Dieu blêmit les fenêtres. Le sang et le lait coulèrent.
    Les castors bâtirent. Les "mazagrans"* fumèrent dans les estaminets.
    Dans la grande maison de vitres encore ruisselante, les enfants en deuil regardèrent les merveilleuses images. Une porte claqua – et, sur la place du hameau, l’enfant tourna ses bras, compris des girouettes et des coqs des clochers de partout, sous l’éclatante giboulée.
    Madame *** établit un piano dans les Alpes. La messe et les premières communions se célébrèrent aux cent mille autels de la cathédrale.
    Les caravanes partirent. Et le Splendide Hôtel fut bâti dans le chaos de glaces et de nuit du pôle.
    Depuis lors, la Lune entendit les chacals piaulant par les déserts de thym, – et les églogues en sabots grognant dans le verger. Puis, dans la futaie violette, bourgeonnante, Eucharis me dit que c’était le printemps.
    – Sourds, étang, – Ecume, roule sur le pont et passe par-dessus les bois ; – draps noirs et orgues, éclairs et tonnerre, – montez et roulez ; – Eaux et tristesses, montez et relevez les Déluges.
    Car depuis qu’ils se sont dissipés, – oh, les pierres précieuses s’enfouissant, et les fleurs ouvertes ! – c’est un ennui ! et la Reine, la Sorcière qui allume sa braise dans le pot de terre, ne voudra jamais nous raconter ce qu’elle sait, et que nous ignorons.

Photo : Vallée de Cousance sous la brume Franche comté, Jura

La biographie que j’ai choisie pour vous :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Rimbaud

Jean Nicolas Arthur Rimbaud est un poète français, né le 20 octobre 1854 à Charleville et mort le 10 novembre 1891 à Marseille.

A regarder : photo ci-dessous :
L’homme aux semelles devant, par Jean-Robert Ipousteguy (1984)

Statue exposée place du Père-Teilhard-de-Chardin à Paris. C’est une commande du président de la République Mitterrand. L’artiste l’a découpée en deux pour exprimer le surprenant destin du poète, toujours entraîné vers l’ailleurs, d’où le titre de l’œuvre L’Homme aux semelles devant, par ailleurs allusion au nom que lui a donné Verlaine : « l’homme aux semelles de vent ».

Son œuvre commentée : http://abardel.free.fr/

Note : La femme aux semelles de vent, c’est A. D. Néel

Mes autres billets sur les ours  n° 2 Enquêten° 3 Palouma

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2 réponses à “La Terre, ce Paradis qui n’est plus ! – Rimbaud

  1.  Permettez que je reprenne quelques phrases intelligentes que je viens de lire ?
    Si cela vous gêne, je retirerais. Merci

  2.       Je viens d\’aller sur ce blog car j\’ai moi-même fait un billet sur le mien à la suite de l\’information.

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